Interview de Efix

Le duo Efix & Edgar, c’est la rencontre entre Efix alors dj et d’Edgar son ancien stagiaire musicien. Tous deux originaires de Montpellier, ils se produiront au Maquisards Festival pour nous présenter en live leur dernier album. On est donc allés prendre la température, histoire d’en savoir un peu plus sur ce jeune duo prometteur. Plus d’infos sur : www.maquisards-festival.com

> Salut Efix et Edgar, à l’occasion du Maquisards festival vous allez produire un live Pouvez-vous nous en expliquer un peu plus sur la performance que vous allez faire ?

Edgar : Bonjour à tous, merci pour cette interview ! Alors c’est très simple notre performance en live se compose essentiellement d’instruments acoustiques comme le piano, la guitare, le ukulele et des machines comme des sampler et autres. Le but étant d’allier l’acoustique à l’électronique. Je n’ai joué que très peu de fois ce live avec Edgar, nous avons eu l’occasion de le jouer au Kenya, à l’île Maurice, au Dock des Suds, à Marseille.. Nous sommes donc très excités de réitérer cette performance, surtout qu’elle demande beaucoup de travail en amont.

 

> Le Maquisards Festival va se dérouler dans un environnement unique, à l’intérieur du parc naturel régional de Camargue, entre la plage et les arènes, dans quel état d’esprit êtes-vous, de jouer dans un tel endroit ? Que pensez-vous de la Camargue, c’est la première fois que vous y jouez ?    

On est super content de venir en Camargue ! C’est la première fois en plus.  Nous, notre truc c’est de jouer dans des lieux atypiques, loin des clubs remplis de monde. On préfère limite jouer en haut d’une montagne avec 5 personnes que devant une jauge de mille personnes…

Après on ne va pas cracher devant le fait de jouer devant mille personnes au festival. Bien au contraire ! D’ailleurs, j’invite les personnes qui lisent cet interview à venir nous voir…

Comme je l’ai déjà dit, ce sera la première fois qu’on se produira en Camargue et qu’on présentera notre live donc c’est une belle occasion pour le public, nos amis et les gens qui nous suivent de leur montrer ce dont nous sommes capables.

 

> Vous décrivez votre panel d’influences, allant aussi bien de la soul au reggae, à l’indie, en passant par une house mélodique. Comment définiriez-vous votre musique ?  

Notre musique n’a pas vraiment de style musical et je ne suis pas partisan du fait qu’il faut y coller forcément une image ou un style. Selon nous, elle représente surtout des émotions c’est-à-dire l’amour, la passion et le fait de se dépasser. Après, évidement  nous avons de grosses influences dans le reggae,  la deep et le classique. Mais nous alternons vraiment entre plusieurs registres musicaux. Pour le live que nous présenterons au festival,  on va jouer de la techno mélodique, et ce sera sans doute l’une des dernières fois où nous jouerons ce type de musique.  Nous avons décidé de nous orienter plus vers des choses acoustiques et authentiques à l’avenir.

 

> La région des Saintes-Maries de la Mer possède des inspirations musicales gitanes, allant du flamenco au gipsy. Êtes-vous sensible à ce style et cette atmosphère musicale ? On a cru comprendre que les musiques balkaniques, voire même africaines, semblaient prendre part dans votre musique…

Oui effectivement, on aime beaucoup la musique andalouse, le violon, les guitares flamenco, les musiques arabes… C’est vraiment quelque chose qui nous touche.

Nous allons d’ailleurs venir avec nos micros pour enregistrer, au cas où il y a un ou deux petits joueurs de musique flamenco dans les parages de manière à pouvoir peut-être en faire un morceau. Il faut être à l’écoute de tout et avoir les oreilles bien ouvertes (rires)… On aime pouvoir sampler, enregistrer dans la rue, dans la ville, les gens qui nous entourent, pour en faire des morceaux. C’est ce qui fait notre spécialité je pense. Pouvoir enregistrer avec des prises sonores réelles et ne pas forcément favoriser l’ordinateur c’est très important pour nous.

 

> Efix, j’ai lu dans ton actualité que tu partais faire un safari en Afrique à la rencontre de tribus, quels sont vos prochains projets à venir ?

Oui effectivement. Il s’agit d’un projet musical que je prépare depuis deux ans où j’enregistre des tribus dans le but de monter un concept sur la musique en outdoor.

Comme je l’ai dit plus haut notre démarche est d’enregistrer des artistes en Afrique à l’île Maurice, et de se trouver dans des endroits atypiques,, car nous souhaitons faire découvrir, créer un échange et surtout une histoire entre différentes cultures et générations.

Ca nous fait toujours rire, de voir des gens danser comme des petits fous sur nos sons où on a galéré dans la cambrousse pour les avoir enregistrer (ex: tribu africaine. On se dit qu’un jour on reviendra voir les tribus et on leur montrera.

L’amour, les bonnes vibes voilà ce que nous recherchons et mettons en avant dans notre travail. Aujourd’hui, on travaille actuellement sur la préparation d’un album où nous allons enregistrer des artistes de rue, afin de montrer que le talent est partout, même dans la rue. On pense que les réseaux sociaux sont de bons supports pour permettre aux artistes d’avoir un certaine visibilité. Dans le cas des artistes de rue, c’est une manière pour nous d’exposer leurs talents alors qu’ils n’en n’ont pas forcément la possibilité.